Espace presse
ENFRNL

Expositions actuelles


Illustration pour l’article de Paul Vaillant Couturier, " La prochaine", Communiste, supplément à l’Humanité, 1ère année, n°2, 1er août 1932, p. 20 (conception graphique du numéro Max Morise, Pontabry, Tchimoukow)

Photographie, arme de classe
La photographie sociale et documentaire en France et en Belgique 1928-1936

28.09.2019 > 19.01.2020

Organisée à partir des collections de photographies du Centre Pompidou, cette exposition propose un nouvel éclairage sur la photographie sociale et documentaire, émergeant en Europe, particulièrement en France et en Belgique, au début des années 1930. Le Front populaire et les icônes de la Guerre d’Espagne résument encore aujourd’hui largement l’idèe d’engagement pendant l’entre-deux-guerres au détriment de cette période essentielle dont le répertoire iconographique constitue un véritable laboratoire du regard social et engagé.

À travers une sélection de près de 100 œuvres et une quarantaine de documents, l’exposition s’articule autour d’axes thématiques (l’antimilitarisme, la lutte contre les colonies...) et de séries formelles, où se côtoient les plus grands noms de la photographie moderne (Willy Ronis, Eli Lotar, Nora Dumas, Henri Cartier-Bresson, Germaine Krull, Gisèle Freund, Willy Kessels, Lisette Model, etc.).

Photographie, arme de classe interroge le passage d’une iconographie pittoresque de la pauvreté, incarnée par le Paris d’Eugène Atget (1857-1927) vers une prise de conscience sociale du tableau de misère qu’offre la capitale au début des années 1930. Les pratiques spécifiques, tel le photomontage, font l’objet d’une étude particulière avec l’architecte et militante Charlotte Perriand (1903-1999) qui a su saisir à l’époque le potentiel de « déflagration » du montage photographique. Enfin, les thématiques iconographiques récurrentes de l’image de l’ouvrier à la représentation du collectif en lutte, sans oublier les stratégies de la presse illustrée de gauche (Regards, Vu, Vie ouvrière en Belgique) permettent de compléter une image encore lacunaire de la photographie documentaire et sociale de l’entre-deux-guerres grâce à des deécouvertes récentes.

Photographie, arme de classe, c’est ainsi que le journaliste Henri Tracol (1909-1997) ouvre son texte manifeste destiné à fédérer la section photographique de l’association des écrivains et artistes reévolutionnaires (A.E.A.R.) fondée en 1932 à Paris, dans un contexte global de montées des crispations politiques, économiques et sociales. En Belgique, c’est Henri Storck, sur la demande de Louis Aragon, qui formera sur cet exemple l’association révolutionnaire culturelle (A.R.C.).



Exposition conçue par le Centre Pompidou
Président du Centre Pompidou : Serge Lasvignes, Directeur du MNAM / CCI : Bernard Blistène, Commissaire de l’exposition : Damarice Amao




Avec le soutien de la Ville de Charleroi




Avec la participation de la






© Sandrine Lopez

Sandrine Lopez
Arkhê
28.09.2019 > 19.01.2020

Que trouve-t-on à la source des photographies de Sandrine Lopez ? Quel est leur point de départ et de convergence ? Une fascination pour une silhouette, une posture, un visage ? Une envie de s’en approcher au plus près, d’en saisir l’essence même ?

Arkhê présente en une trentaine de photographies le résultat de traques, de rencontres obsédantes, palpitantes, angoissantes mais toutes fascinantes et devant aboutir à un portrait, une image, avec comme point commun la nuit.

Arkhê, une confrontation au corps, à la fois sublime et terrifiante, la persistance de ce regard déjà décrit par Christophe Van Rossom dans le texte qui accompagne les images du livre " Moshé ", (précédent ouvrage de l’artiste publié chez d&b/l’éditeur du dimanche en 2017) : " un regard cillant, entre curiosité et terreur, sur les abîmes de l’être ". Photographe et vidéaste francçaise née en 1982, Sandrine Lopez vit et travaille à Bruxelles. Après un Master en Sociologie à Bordeaux, elle se consacre à la photographie et part étudier à l’Ecole Supérieure des Arts de l’image " Le 75 " à Bruxelles.

Diplômée en juin 2011, elle poursuit une exploration empruntant diverses formes et traversant des espaces au sein desquels la figure humaine demeure centrale. Entre photographie, vidéo et écriture, elle partage régulièrement l’avancée de son travail au cours de conférences données dans le cadre des différents postes qu’elle occupe dans l’enseignement depuis 2012. Elle achève actuellement la réalisation d’un film documentaire (en phase de post-production) intitulé " Demain c’était Dimanche ", dans lequel elle dresse le portrait d’un homme sans mémoire dont elle a partagé le quotidien.

Hors les murs des écoles, elle organise les workshops " The House" avec le photographe Sébastien Van Malleghem et a co-fondé la plateforme AHHA en collaboration avec le photographe Pierre Liebaert.






© Philippe Graton

Philippe Graton
ZAD
28.09.2019 > 19.01.2020

La ZAD* de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes (France), défraie la chronique depuis dix ans. Née d’une opposition à la construction d’un aéroport dans une zone naturelle protégée, elle est devenue un lieu d’expérimentation de société alternative, d’agriculture biologique, de rapports non marchands et d’autres expérimentations sociales qui se poursuivent après la victoire de cette lutte et l’abandon par l’État français, début 2018, du projet d’aéroport.

De 2014 à 2019, Philippe Graton a vécu la ZAD de Notre-Dame-des-Landes de l’intérieur, parvenant à se faire accepter des militants, photographiant au moyen-format argentique cet univers et la vie quotidienne de cette société. Cet engagement dans la durée nous donne aujourd’hui une œuvre photographique exceptionnelle, une restitution unique et historique de cette expérience marginale dont l’intérêt et les choix de société qu’elle soulève n’ont jamais été aussi actuels.

L’exposition présente une soixantaine d’images inédites. Le livre qui accompagne l’exposition révèle, en plus des photographies, les notes de terrain de l’auteur, à suivre comme une aventure. Un témoignage unique, différent de tout ce que l’on a pu voir ou entendre sur la ZAD.

* ZAD est l’acronyme administratif français pour une " zone d’aménagement différé " destinée à un grand projet de construction. Les opposants au projet détournent le terme en " zone à défendre ".






© Henri Doyen

GALERIE DU SOIR
Henri Doyen
Ersatz



28.09.2019 > 19.01.2020



© Francesco Zizola

BOITE NOIRE
Noor



AS IF WE WERE TUNA - Francesco Zizola


28.09.2019 > 19.01.2020





COPYRIGHT © 2012 • DESIGNED BY WWW.MUSEEPHOTO.BE • ALL RIGHTS RESERVED