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Expositions actuelles


© Robert Frank; courtesy Pace/MacGill Gallery, New York. Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris

Les Américains
ROBERT FRANK
22.09.2018 > 20.01.2019

Robert Frank, figure incontournable de la Street Photography, est l’un des photographes les plus influents du XXe siècle depuis la parution des Américains en 1958. Les images de ce livre, qui ont 60 ans, ont profondément marqué des générations de photographes.

« Je désire réaliser un document contemporain authentique, dont l’impact visuel soit tel qu’il se passe d’un quelconque commentaire » écrivait le photographe américain Robert Frank dans sa lettre de candidature afin d’obtenir une bourse de la Guggenheim Foundation.

Le projet « d’étude visuelle d’une civilisation », soutenu par Walker Evans, Alexey Brodovitch, Edward Steichen, Alexandre Liberman et Meyer Shapiro, financé par le Guggenheim, aboutit au premier livre de Robert Frank, Les Américains.

Pour ce travail, accompagné de sa femme et de ses enfants, Robert Frank entame alors en avril 1955 un voyage à travers l’Amérique qui durera jusqu’en juin 1956. Sans programme préétabli, Frank sillonne trente états en se laissant porter aux hasards de la route, des rencontres et des événements. S’ensuivent des images, 27 000 sur pellicule, 83 retenues pour la publication.

Réalisé en France chez Robert Delpire dans un premier temps – Life Magazine ayant refusé de le publier – Les Américains est réédité en anglais un an plus tard chez Grove Press. Alors que l’édition française suscite peu de réactions, l’édition américaine rencontre – comme ce fut le cas trois années auparavant avec New York de William Klein – une hostilité profonde et se voit taxée d’antiaméricanisme. Bien loin du rêve américain tant vanté par certains, s’affiche avec cette série mythique un tout autre quotidien vu par le photographe lors de ses nombreux séjours dans les grandes villes. C’est le reflet d’une société telle qu’elle se présente à lui ; des fragments de vie, les tensions sociales ou le vide existentiel, les désordres du quotidien mais également les moments de plus grande légèreté.
Il demeure un ouvrage culte de l’histoire de la photographie au point que l’on peut écrire qu’il y a une photographie avant et une photographie après la parution des Américains.


Biographie

1924 : Naissance de Robert Frank le 9 novembre à Zurich.
1941 : Début de son apprentissage à Zurich chez le photographe et graphiste Hermann Segesser.
1942-1944 : Poursuit sa formation à Zurich dans le studio de Michael Wolgensinger, ancien assistant de Hans Finsler, le directeur de la classe de photographie de l’école d’arts appliqués de Zurich.
1947 : S’installe aux états-Unis et commence à travailler à New York pour Harper’s Bazaar, sous la houlette d’Alexey Brodovitch.
1948 : Voyage en Amérique du Sud, découvre et photographie le Pérou et la Colombie.
1949 : Regagne l’Europe et, pendant les années suivantes, se partage entre les deux continents. Ses voyages le conduisent notamment en Espagne, en Angleterre et à Paris.
1950 : Se marie avec Mary Lockspeiser. De leur union naissent deux enfants : Pablo et Andrea.
1954 : Retourne avec sa famille vivre aux États-Unis.
Obtention d’une bourse de la Fondation Guggenheim pour documenter visuellement la civilisation américaine.
1955-1956 : Traverse les États-Unis avec sa famille.
1956 : Publication aux éditions Delpire d’Indiens pas morts réalisée en collaboration avec Werner Bischof.
1958 : Les Américains est publié aux éditions Delpire à Paris.
Voyage avec Jack Kerouac en Floride.
1959 : Les Américains est édité en anglais avec une préface de Jack Kerouac chez Grove Press. Sortie du premier film : Pull My Daisy.
1961 : Première exposition solo avec Les Américains au Art Institute of Chicago.
1962 : Expose aux côtés d’Harry Callahan au Museum of Modern Art (MoMA)
1969 : Divorce de Mary Lockspeiser. Sortie du deuxième film : Me and My Brother.
1971 : S’installe à Mabou sur l’île du Cap- Breton en Nouvelle-Ecosse avec sa nouvelle compagne, l’artiste June Leaf.
1972 : Sortie du film Cocksucker Blues consacré aux Rolling Stones.
Revient peu à peu à la photographie par le biais de photomontages, de négatifs manipulés et de polaroids griffonnés.
Publication de The Lines of my Hand avec une approche autobiographique.
1974 : Décès de sa fille Andrea dans un accident d’avion.
1987 : Sortie du film Candy Mountain co-dirigé avec Rudy Wurlitzer.
1994 : Suicide de son fils Pablo.
1997 : La série Les Américains est exposée à la Maison Européenne de la Photographie à Paris.
2004 : Exposition rétrospective à la Tate Modern à Londres.





© memymom

memymom
LISA DE BOECK & MARILÈNE COOLENS
22.09.2018 > 20.01.2019

Lisa a cinq ans lorsque Marilène, sa mère, commence à la photographier. A table, sur le lit, cachée entre les tentures, l’enfant est la comédienne exclusive d’un théâtre improvisé.  Maquillée, déguisée, elle mime sous l’œil attentif et directif de Marilène des scènes de séries télévisées, de dessins animés ou de contes de fées. Cette complicité créative, The Umbilical Vein, s’étirera de 1990 à 2003.

Ce qui n’était alors qu’un jeu, une forme d’archive familiale, prend ensuite un autre aspect. Memymom, contraction de « me and my mom », est un concept artistique qui débute en 2004 entre deux photographes autodidactes vivant à Bruxelles, une mère (Marilène Coolens, 1953) et sa fille (Lisa De Boeck, 1985). Sous ce label memymom, Lisa devient au même titre que Marilène photographe, modèle, habilleuse ou metteuse en scène.

De 2010 à 2015, la série The Digital Decade témoigne de la volonté de créer des tableaux à contenu plus volontiers symbolique. Dans des lieux propices aux scénographies diverses ou dans des décors chargés émotionnellement pour les deux protagonistes, comme par exemple celui de la maison de famille, toutes deux se prêtent au jeu. La sensualité ayant supplanté l’innocence, les photographies se déclinent en un jeu de miroirs, traitant notamment de la question de la mémoire, de la maternité, en jouant des stéréotypes féminins jusqu’à la parodie.

Enfin, la série Somewhere Under The Rainbow 2016-2018 évoque dans des décors à Bruxelles et lors de voyages à l’étranger l’ambiance de films non spécifiquement désignés, un climat mieux qu’une citation directe, prolongeant la relation tant familiale que créative entre les deux femmes.


 




© Manfred Jade

Face to face
MANFRED JADE
22.09.2018 > 20.01.2019

L’exposition Face to face du photographe Manfred Jade rassemble une sélection de portraits réalisés sur une vingtaine d’années dans divers pays du monde (Belgique, Cuba, France, Vietnam).

Ces portraits photographiques en noir et blanc représentent tous des jeunes gens, hommes et femmes, d’une même tranche d’âge, celle des 15-25 ans, celle que l’on nomme le « bel âge » cet entre-deux de tous les possibles.

D’un point de vue technique, ses portraits sont réalisés selon un même mode opératoire. Ils sont tous rigoureusement cadrés  comme pour une photographie d’identité : frontalité stricte, fond neutre, éclairage semblable,  regard fixe des sujets, expression hiératique du visage.

Nulle froideur pourtant dans ces portraits reproduits à échelle réelle qui composent la série Face to face, mais l’expression d’une pureté et d’une grâce que leur confère leur âge. Son dispositif technique répétitif de prise de vue a paradoxalement le don d’amplifier les différences morphologiques propres à chacune des personnes.  Le visage humain nous apparaît là, plus que jamais, dans son incroyable et infinie multitude.

A la façon des « portraits du Fayoum » peints de l’Égypte ancienne romaine, les visages photographiés par Manfred Jade fixent le spectateur de leur étrange immobilité. Leurs regards perçants nous convient à un face à  face des plus nu qui n’appelle aucune réponse. Ils nous renvoient plutôt à la fragilité de notre propre  condition humaine et à  l’insondable mystère qui se cache derrière chacune de ces figures.

Manfred Jade est un photographe allemand. Il est né à Dusseldorf et vit à Bruxelles.
Il a commencé à travailler comme photographe de mode pour ensuite étudier l’art et la photographie à la Kunstakademie à Dusseldorf et à la EnsAD à Paris.
Manfred Jade a vécu et photographié dans différents pays du monde.


 




Droits réservés

GALERIE DU SOIR
Anneke D’Hollander



22.09.2018 > 20.01.2019




©Droits réservés

BOITE NOIRE
Pierre Liebaert - Libre maintenant




22.09.2018 > 20.01.2019





NOS PROCHAINES EXPOSITIONS

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