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Expositions actuelles


© The Estate of Harry Callahan; courtesy Pace/MacGill Gallery, New York. Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris, don de l´auteur

Harry Callahan
FRENCH ARCHIVES, AIX-EN-PROVENCE 1957-1958
13.05.2017 > 24.09.2017


En 1956, alors qu´il dirige le département de photographie de l´Institute of Design de Chicago, Harry Callahan (1912-1999) reçoit une bourse de la Fondation Graham pour la réalisation d´un projet de son choix. Un moment tenté d´utiliser cet argent pour aller au nord du Michigan, Callahan prend une année sabbatique et, sur les conseils d´Edward Steichen, part en Europe avec sa femme Eleanor et sa fille Barbara, âgée de 7 ans. Après deux mois en Allemagne, il séjourne à Aix-en-Provence de septembre 1957 à juillet 1958. C´est un total dépaysement pour celui qui n´a jamais quitté le nord des Etats-Unis. Bien que découvrant pour la première fois l´Europe et le "pittoresque" de cette petite ville française (ce sont ses propres mots), Harry Callahan nous donne à voir dans les images réalisées à Aix-en-Provence, la même rigueur et les mêmes préoccupations esthétiques que dans celles prises précédemment à Chicago et dans le Middle West américain : son rapport à la ville et à l´architecture, ses photos de rues dont les silhouettes furtives sont le plus souvent féminines, son approche minimaliste de la nature et, bien sûr, la présence constante d´Eleanor, son épouse. Callahan ne s´intéresse ni à la riche architecture d´Aix-en-Provence ni à son patrimoine historique, mais trouve dans ses rues, ensoleillées même en hiver, le théâtre idéal pour ses recherches sur l´ombre et la lumière et le graphisme des façades ordinaires. Les images produites par Harry Callahan à Aix-en-Provence constituent l´un des rares cas où un maître de la Street Photography américaine se confronte, dans les années 1950, au décor d´une petite ville européenne avec ses rues étroites et ses modestes boutiques, gardant une distance certaine face aux habitants de la cité. Il se dégage des French Archives une poésie froide et distanciée sans aucune nostalgie. Quant aux études de nature, Callahan y poursuit son approche minimaliste du paysage, privilégiant les motifs resserrés, et prolongeant ses recherches expérimentales et formelles. Il avait déjà réalisé des surimpressions, mais la symbiose entre les paysages de Provence et le corps d´Eleanor fut pour lui une véritable révélation et il s´attacha à en décliner de multiples variations. Interrogé sur ces images, Harry Callahan a répondu que chaque fois qu´il regardait le paysage, il pensait à Eleanor. Harry Callahan a confié dans quelques rares entretiens, combien son séjour à Aix-en-Provence, fut un moment de plénitude et de plaisir absolu. À propos de ce voyage, le premier qu´il entreprend à l´étranger, il déclarera : "Je sais juste que, d´une mani´re ou d´une autre, l´Europe a eu sur moi une influence décisive." Callahan entretenait des liens d´amitié avec la Maison Européenne de la Photographie, dont il découvre le chantier en 1994. Il décide alors de revisiter ses archives personnelles, en compagnie de son ami et galeriste Peter MacGill et sélectionne un ensemble de tirages originaux (la plupart inédits) qu´il rassemble sous le nom de French Archives, pour les offrir au musée.




© Albert Delraux

Photographies de la télévision belge collectées et sauvegardées par la SONUMA
EN LÉGER DIFFÉRÉ
13.05.2017 > 24.09.2017

Tirages papier, diapositives, négatifs, cartes postales, images promotionnelles… Depuis près de 8 ans, la SONUMA récolte des milliers de clichés, tous liés de près ou de loin aux programmes et personnalités de la Radio Télévision belge francophone de service public. Autant d´instantanés suspendus dans le temps de cet univers audiovisuel par essence toujours en mouvement. Parmi eux, des documents rares voire exceptionnels, à l´instar de ces quelques petites photos jaunies, à première vue bien anodines, pourtant seules traces connues des premières émissions de télévision de l´INR dont aucun enregistrement ne subsiste… Ces clichés, réalisés par des photographes à la démarche très souvent artistique, proposent une vision originale, décalée et insolite de l´univers de la télévision. Pris en coulisse, derrière la caméra ou dans les temps morts qu´offrent certains tournages, ils livrent une interprétation différente de ce que les téléspectateurs peuvent voir à l´écran. Nombre de ces photographies servent à faire la promotion des programmes : elles sont envoyées aux organes de presse pour publication. Quelques exemplaires demeurent toutefois au sein de la RTBF «pour archivage». Puis le temps fait son œuvre. Beaucoup de ces clichés sombrent dans l´oubli : ils finissent dans des boîtes en carton entreposées au sous-sol. Quelques armoires-classeurs, remplies de ces merveilleux souvenirs, sont transférées dans des lieux isolés où personne ne passe… C´est en explorant entrepôts, caves et bureaux délaissés que la SONUMA, Société de Numérisation et de valorisation des Archives audiovisuelles, découvre par hasard ces trésors enfouis. En accord avec la RTBF, elle prend en charge leur collecte et leur sauvegarde. A ce jour, la SONUMA a ainsi constitué un fonds de plus de 12.000 photos dont les plus emblématiques seront exposées au Musée de la Photographie à Charleroi.

 




© Léopoldine Roux

x Ignassi Aballí x Pol Bury x Tom Butler x Frank JMA Castelyns x Peter Downsbrough x Jochen Gerner x Gilbert & George x Jean-René Hissard x Jean Le Gac x Jacques Lennep x On Kawara x Plonk & Replonk x Damien Roach x Léopoldine Roux x Fabrice Samyn x André Stas x John Stezaker x Lucia Tallova x Thierry Tillier x Camiel Van Breedam x Marcel Vandeweyer x
Par VoiX postale
13.05.2017 > 24.09.2017

La recherche d´une relation plus étroite entre la vie et l´art, depuis les premières avant-gardes et leur utopie d´un art total, conduit les artistes à explorer de nouvelles pratiques artistiques. En marge des circuits commerciaux et de "l´art officiel", ils s´approprient les médias de leur quotidien. Le courrier postal est dès lors perçu comme un terrain idéal pour l´expérimentation créative, de par sa nature de moyen de communication et sa diffusion à grande échelle et moindre coût. Du haut de son format réglementaire 10x15, la carte postale fait référence au débat soulevé par Walter Benjamin dans son texte L´œuvre d´art à l´époque de sa reproduction mécanisée daté de 1935. Walter Benjamin s´interroge sur le statut d´objet unique que peut perdre l´œuvre d´art dans sa reproduction mécanique, faisant notamment référence au procédé de la photographie. Les artistes ont su contourner ce problème en partant d´une image créée mécaniquement pour produire une œuvre à caractère unique par le biais d´une intervention manuelle directe sur celle-ci. Les artistes présents dans cette exposition s´inscrivent dans le courant du Mail Art, petit frère de l´Art Postal, désignant l´usage de l´envoi postal par les artistes dès 1962. Ce mouvement constitué par un réseau international d´artistes entend à échanger des messages et des objets très divers en cherchant à surprendre un destinataire connu ou inconnu. On y retrouve le précurseur On Kawara et sa série I got up avec l´envoi chaque semaine d´une carte postale spécifiant l´heure de son réveil à un ami collectionneur. Cette démarche illustre l´envie de l´artiste de se donner un rythme de travail et une récurrence dans sa pratique. Des artistes plus contemporains ont continué sur cette voie tels Marcel Vandeweyer ou encore Thierry Tillier, marchant dans les pas des surréalistes. D´autres voient dans la carte postale (et de manière plus large dans leur œuvre) la possibilité de laisser un témoignage de leur présence. S´inscrivent dans cette approche Léopoldine Roux ainsi que l´architecte Peter Downsbrough, Lucia Tallova, ou encore le duo Plonk et Replonk qui sont même devenus éditeurs. Ces artistes constituent le noyau dur de cette tendance qui manipule la carte postale. Certains souhaitent prendre le temps de la rencontre avec l´image. Chaque détail de la carte dévoile à l´œil exercé une image pouvant elle-même nourrir le souvenir d´une autre image tels les travaux de John Stezaker, Camiel Van Breedam, Fabrice Samyn, Damien Roach ou Franck JMA Castelyns. Enfin les dessinateurs comme Jochen Gerner ou Tom Butler abordent leurs cartes avec une typologie propre au graphisme et considèrent la carte postale comme un objet d´écriture. Le détournement de la carte postale qui n´a de cesse depuis sa création de faire des émules parmi les artistes, n´a certainement pas encore dit son dernier mot.

 




© Julie-Marie Duro

GALERIE DU SOIR
Julie-Marie Duro, Looking for my Japanese Family



13.05.2017 > 24.09.2017




© Michel Beine & Sonia Pastecchia

BOITE NOIRE
Michel Beine & Sonia Pastecchia - Isla



13.05.2017 > 24.09.2017





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