L’œuvre du mois de juin
En 1990, à l’occasion de la 4e Triennale internationale de la Photographie, Ralph Gibson fut présenté aux cimaises du Musée de la Photographie.
Chaque mois, le Musée de la Photographie met en lumière une œuvre issue de ses collections. Une occasion unique de découvrir une photographie sortie des réserves.
En 1990, à l’occasion de la 4e Triennale internationale de la Photographie, Ralph Gibson fut présenté aux cimaises du Musée de la Photographie.
À travers ces images, dont fait partie cette œuvre du mois, Elisabeth Broekaert documente une existence marquée par la précarité économique, par des aspirations contrariées, mais aussi, et peut-être surtout, par la solidité des liens familiaux.
Cette photographie sur papier albuminé du studio de James Anderson mesure 25 cm de haut sur 33 cm de large. Un format non négligeable puisque la technique à l’époque consistait en une reproduction « par contact » entre le négatif sur verre et le papier positif qui étaient alors de dimensions identiques.
Todd Webb, né à Détroit en 1905, vécut une vie jalonnée de changements avant de découvrir dans la photographie sa véritable vocation. Après avoir perdu sa fortune lors du krach de 1929, il fut successivement garde forestier pour le United States Forestry Service, chercheur d’or au Panama, employé chez Chrysler, puis photographe dans la Marine pendant la Seconde Guerre mondiale.
Cadrage serré, couleurs denses, lumière intense modulant les formes, tirage carré de grande dimension… autant de caractéristiques qui participent à l’expression esthétique de cette photographie sans divulguer beaucoup de son sujet.
Nous connaissons peu de choses sur le contexte de la prise de vue de cette photographie, pas plus que nous n’avons trouvé d’informations sur cet incendie qui serait survenu à Paris en 1979. Nous ne savons pas non plus ce que faisait Claude Dityvon à cet endroit, à cet instant. Mais cette image définit peut-être sa manière d’être photographe ; ne pas s’attacher à documenter le sensationnel, mais s’offrir une liberté du regard – quitte à donner, parfois, l’impression d’être en marge de l’événement.
Cette photographie de bateau, manœuvrant à proximité d’un quai, est prise à un instant charnière de la vie et de la pratique artistique de son auteur, Alfred Stieglitz. Cet Américain, né de deux parents d’origine allemande, grandit dans le New Jersey et à New York, où sa famille s’installe dans un immeuble situé à côté du futur Central Park. Autour de ses 16 ans, son père décide de retourner en Europe.
La présence de ce qui semble, à première vue, être une peinture dans une collection dédiée à la photographie pourrait étonner. Il s'agit pourtant bien d'une photographie recouverte d'une couche d’aquarelle dont les coins ont été découpés – probablement pour s’adapter à un cadre.
Utiliser l’art pour surmonter ou pour tenter de comprendre les absurdités et la violence de la guerre n’est pas l’apanage des artistes modernes. Dès l’Antiquité, les tragédiens grecs, tel Eschyle, écrivaient des pièces traitant des horreurs des guerres et ces dernières avaient, semble-t-il, des vertus thérapeutiques pour les vétérans des combats au sein des cités. Si la forme diverge, la peinture, la musique ou la photographie peuvent, elles aussi, remplir un rôle similaire.
Édouard Boubat n’a pas encore trente ans lorsqu’il réalise cette photographie. Il vient tout juste d’être remarqué lors d’une exposition à la librairie-galerie La Hune, en 1951, dans laquelle, suite à une invitation de Robert Delpire, il expose aux côtés des grandes figures de la photographie humaniste : Robert Doisneau, Brassaï, Izis, et, le moins connu, Paul Facchetti.
Il s’agit d’une image presque anodine, sans sujet fort ou situation inédite. Une image du quotidien qui suspend l’éphémère. Car quoi de plus évanescent que des bulles de savon ? Quoi de plus fugace qu’un moment d’attention commune ? Et quel médium plus propice à le capturer que la photographie ?
En ce mois de juillet, c’est une photographie baignée de lumière estivale qui est mise à l’honneur. Si elle évoque la langueur de l’été, son histoire nous demeure inconnue – comme tant d’autres images muettes issues des archives familiales. Un auteur lui est attribué, John Ball, mais nos recherches sur celui-ci sont restées plutôt vaines.
Le Musée a présenté, entre septembre 2022 et janvier 2023, une rétrospective sur la photographe Lisette Model. Son travail, d’intérêt artistique majeur, a justifié par la suite une demande d’acquisition auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette dernière soutient ses musées reconnus en aidant à l’achat d’œuvres d’art, mises ensuite en dépôt au sein de leurs collections.
Fils d’un ouvrier gantier travaillant à domicile, Antony Neuckens est initié au métier dès l’âge de douze ans. Devenu compagnon, il parcourt l’Europe pour parfaire son savoir-faire.
Boissonnas découvre la Grèce en 1903 lors d’un voyage entrepris avec l’écrivain et historien d’art Daniel Baud-Bovy en vue de visiter et de photographier le site de Delphes sur le Mont Parnasse.
Leonard Freed naît à New York dans le quartier de Brooklyn en 1929. Dès ses 23 ans, il part voyager en Europe et en Afrique du Nord. En 1954, il vend sa première photographie à un journal hollandais et décide d’en faire son métier.
Nous sommes en 1868, dans l’une des nombreuses ruelles du quartier Saltmarket de Glasgow. Cette partie de la ville, où vivent entassés de nombreux citoyens de la classe ouvrière, est devenue complètement insalubre.
Cette photographie de Joe Maloney a été acquise en 1990 par la Communauté française de Belgique et faisait partie de la collection d'Evelyn Malengret. Cette collectionneuse, d'origine belge, a vécu au Canada pendant plus de vingt ans.
Photographe autodidacte et participante aux sessions d’été de photographie de la School of Arts de l’Université de New-York, Francine Vanberg ne réalisera, à notre connaissance, que la série On l’appelait Madame Thérèse et laisse derrière elle quelques projets inachevés – sans doute lié à son départ prématuré.
C’est en novembre, en 1939, que Norbert Ghisoland s’éteint d’une crise cardiaque. Cet homme, au visage si souvent dissimulé par le rideau noir de son appareil photographique, aura, à travers son objectif, photographié durant plus de trente ans les habitants de Frameries, au cœur du Borinage.
La liste des photographes qu’a fréquentés Sid Kaplan durant sa longue carrière laisse rêveur : Weegee, Lou Bernstein, Philippe Halsman, Robert et Cornell Capa, Edward Steichen, Louis Faurer, Robert Frank, pour ne citer que quelques-uns des plus célèbres d’entre eux.
En 1907, à la fin du mois de mai, Philippe d’Orléans (fils aîné de Philippe d’Orléans, comte de Paris, et dernier des descendants aînés du roi Louis-Philippe Ier) entame une nouvelle campagne polaire dans la mer de Kara à bord de la Belgica avec son capitaine Adrien de Gerlache de Gomery et plusieurs scientifiques dont le docteur Joseph Récamier.
Au Chili, en septembre 1973, une semaine après le coup d’état militaire d’Augusto Ramon Pinochet Ugarte contre le régime démocratique de Salvadore Allende, des photojournalistes du monde entier débarquent à Santiago. Dans ce théâtre politique et armé qui raconte le changement de régime, la presse étrangère s’efforce de comprendre la réalité au-delà de l’image « lissée » offerte par le nouveau pouvoir.
« Vous cherchez un sujet ? Vous pouvez prendre ma photo » - Archie.
Archie, comme Laurie et tant d’autres, sont des toxicomanes photographiés entre 2007 et 2010 par Tony Fouhse, photographe canadien et récipiendaire du prix Karsh en 2010. Obsédé par l’idée de documenter avec authenticité cette communauté, Tony Fouhse photographie une réalité que l’on fait semblant d’ignorer. User réunit les portraits de personnes impuissantes et marginalisées des quartiers de Lower Town et Cumberland à Ottawa.